Icebreakers en formation : utiles ou inutiles ? (et 6 idées originales)

Est-ce que commencer une formation par un jeu de groupe est une bonne idée ? Eh bien… ça dépend. Un icebreaker bien mené peut détendre, connecter, ouvrir le dialogue. Mal choisi, il plombe l’ambiance en 30 secondes chrono.
Je vous aide à faire le tri (et je vous offre un bonus téléchargeable sans aucune trace de mime d’éléphant, promis).

D’ailleurs, je vais être honnête avec vous : je fais partie des profils les plus redoutés des formateurs.
Je suis hermétiquement fermée à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un jeu de rôle. L’idée de me “mettre en scène” face à un groupe me donne des sueurs froides. Et ne me parlez même pas de me ridiculiser volontairement (oui oui, il existe des icebreakers du type “mimez l’animal qui vous représente le plus”… autant vous dire que non seulement je n’y participe pas, mais il y a même de fortes chances que je quitte la formation sur-le-champ).

Alors oui, j’ai une vision assez claire de ce qu’il ne faut pas faire. Et aujourd’hui, je vous partage ce qui, selon moi, fonctionne vraiment — sans malaise et sans masque de koala.

Icebreaker : définition rapide, sans jargon

Un icebreaker, c’est un petit temps d’échange en début de session, pour « briser la glace » entre les participants.
Oui, c’est un mot anglais. Non, ce n’est pas réservé aux formateurs branchés PowerPoint animé.

L’idée ? Démarrer en douceur, créer un climat bienveillant, éviter le syndrome du « tout le monde regarde ses chaussures ».

Mais voilà… trop souvent, on confond “icebreaker” avec “jeu gênant”. Et là, tout part en vrille.

Est-ce que j’en utilise, moi, des icebreakers ?

Oui.
Mais pas systématiquement. Et jamais “pour faire comme tout le monde”.
Avant d’en lancer un, je me pose trois questions simples (et je vous conseille de faire pareil) :

  • Est-ce que les participants ont vraiment besoin d’un coup de boost relationnel ?
  • Est-ce que cela sert la formation (plutôt que de la retarder) ?
  • Est-ce que je peux le faire sans mettre personne mal à l’aise ?

Si les trois réponses sont “oui”, je me lance. Sinon, j’enchaîne avec un bon vieux tour de table. Efficace, rapide, sans prise de risque.

 

Le top 6 de mes icebreakers préférés (testés sans gêne excessive)

Aucun cri d’animal, aucune photo d’enfance à exhiber. Juste des idées simples, humaines, efficaces.

1. L’objet qui me représente

Chacun sort un objet de son sac (ou de son bureau, en visio) et explique pourquoi il le représente.
Ça fonctionne à tous les coups, même avec les plus discrets.

2. Ma météo intérieure

Chacun décrit son humeur avec une météo. Rapide, ludique, et étonnamment révélateur.
Parfait pour les débuts de journée un peu gris.

3. 3 hashtags pour me décrire

#organisé #teamcafé #parlebeaucoup (vous voyez l’idée).
Ça lance souvent de bons fous rires… et des sujets communs inattendus.

4. 2 vraies, 1 fausse

Chaque personne donne deux infos vraies sur elle, et une fausse. Les autres doivent deviner laquelle est l’intrus.
Ludique, mais attention : ça prend du temps. À garder pour les petits groupes.

5. Mon fond d’écran, ma vie

Demandez aux participants ce que représente leur fond d’écran (ordinateur ou téléphone).
Vous découvrirez des choses étonnantes (oui, même chez les comptables).

6. La carte postale temporelle

“Si vous deviez écrire une carte postale à votre vous d’il y a 5 ans (ou dans 5 ans), que diriez-vous ?”
Outil génial pour ouvrir un atelier sur les parcours pro, le changement, ou même l’identité de marque.

Le bonus à télécharger : "Le lien invisible"

J’ai concocté un icebreaker exclusif, que j’utilise régulièrement en formation pour professionnels :
« Le lien invisible »
C’est doux, discret, bienveillant, et ça crée des connexions inattendues… sans jamais forcer ou exposer les participants.

En résumé 

Un icebreaker peut transformer une formation, mais il doit être utile, pas décoratif.

Évitez ceux qui infantilisent, mettent mal à l’aise ou mangent 30 minutes pour rien.

Privilégiez les formats simples, humains, accessibles, et adaptés à votre groupe.

Et si vous hésitez encore : posez-vous la question… “Est-ce que moi, j’aimerais le faire ?”
Si la réponse est “non”… vous avez votre verdict.

Illustration icebreakers : participants qui échangent sous des bulles de dialogue, idéale pour un article sur les exercices brise-glace en formation.

Et vous, vous utilisez des icebreakers ? Partagez vos astuces en commentaire ou contactez-moi pour concevoir une formation sur mesure, humaine et engageante.

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