Communiquer de façon « éco-responsable » sans tomber dans le greenwashing

Sans revenir longuement sur le (très vaste) sujet du réchauffement climatique et de son impact sur l’environnement sur lequel nous sommes tous sensibilisés, il est important de prendre conscience qu’au-delà d’une action personnelle, nos entreprises ont aussi un rôle à jouer.  Comme l’a très justement souligné Corinne Mrejen, (Groupe Les Echos-Le Parisien Partenaires) « Nous devons faire de la communication un levier efficace de la transition. »

La question du « comment » prend alors toute sa dimension: « comment communiquer sans tomber dans le greenwashing? »

 

« Le… Greenwashing? … Qu’est ce que c’est que cette affaire là encore? »

Le greenwashing (ou écoblanchiment) est devenu un « buzz word » que l’on pourrait définir comme étant une utilisation abusive de l’écologie dans la communication d’une organisation et qui induirait en erreur les consommateurs soucieux d’acheter des biens et des services auprès de marques écologiques et responsables. Pour ne citer qu’un exemple en cours, l’affaire TOTAL Energies qui communique autour de son objectif d’atteindre la neutralité carbone.

 

Il en résulte l’instauration d’un climat de méfiance du consommateur à l’égard des marques se targuant d’être éco responsables ne se laissant plus convaincre par une simple inscription « bio » ou un packaging recyclable. Désormais, de nombreux outils (telle que l’application YUKA) sont à leur disposition pour vérifier certaines informations via le code barre sur l’emballage. Parmi les exemples les plus frappants, l’origine « naturelle » des ingrédients vantée sur nombre d’emballages. Bien que cela puisse paraitre vendeur, cet argument a, en réalité, peu de valeur scientifiquement parlant. En effet, tous les ingrédients d’origine naturelle ne sont pas écologiques pour autant.

 

Afin de limiter les pratiques de greenwashing, la loi « Climat et Résilience » du 22 août 2021 est entrée en vigueur le 1er janvier 2023: elle interdit aux annonceurs de vanter un produit ou un service comme neutre en carbone sans preuves à l’appui. En cas d’infraction, les entreprises risquent une amende de 100.000 euros.

 

« Ah non mais laisse! Si c’est pour avoir des ennuis, autant ne pas communiquer! »

 

Erreur! Communiquer « Eco-responsable » ne veut pas nécessairement dire tomber dans le greenwahing automatiquement! De plus, la nouvelle génération (les « Millenials ») est largement sensibilisée aux questions environnementales et sera majoritaire dans le pouvoir d’achat dans les années à venir. Il convient donc d’user des bons arguments commerciaux afin de la toucher.

Il faut juste procéder par étapes:

 

  • Il faut être lucide sur son propre bilan carbone
  • Créer des groupes de travail, des formations, avoir une bonne communication internet et s’associer à des consultants externes spécialistes en la matière est indispensable à la mise en place d’une réflexion globale. Prenons l’exemple de Patagonia qui a réussi le pari de mettre en place une politique plus « verte » en interne mais a réussi à sensibiliser ses clients jusque’à changer les comportements.
  • Inutile d’en faire trop: les entreprises dont la démarche RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) est engagée et sincère peuvent simplement décrire clairement les qualités environnementales de leurs productions. Un discours expliquant les actions déjà mises en place et celles qui le seront dans le futur sera mieux perçu que des formules toutes faites et vides de sens.
  • Pensez transparence: certaines entreprises seront plus avancées dans les process de production propres, d’autres auront initié un programme de réduction des emballages ou un approvisionnement responsable de matières premières. Sur cette base, vous pouvez déjà commencer à communiquer.

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